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Snack course : un rapide entretien avec le chef Gus Stieffenhofer‑Brandson

Quel plat le chef de Published on Main choisit-il lorsqu’il se sent nostalgique, et quel est celui qui est « absolument incontournable » lors d’un circuit gastronomique à Vancouver ? Découvrez‑le ci‑dessous.
Chef Gus Stieffenhofer-Brandson seated with a plate of food.

Photo credit: Tanya Goehring

Il y a un incendie en cuisine. Quel ustensile/équipement sauvez‑vous ?

Ah, s’il y avait un feu dans la cuisine, je l’éteindrais ! Une part de moi essaierait de sauver le Pacojet : c’est très cher ! Mais je tiens vraiment au couteau japonais que j’ai fabriqué à Fraser River Forge. Nous avons forgé l'acier de Damas, façonné la lame, passé d’innombrables heures à le meuler et polir, puis fabriqué la mitre et le manche. C’est un élément vraiment spécial de mon équipement.

Quelle est la personne la plus célèbre à avoir visité votre restaurant ?

Nous avons accueilli plusieurs grandes célébrités et chefs au restaurant ; nous essayons généralement de leur laisser vivre une expérience normale. C’était hilarant d’avoir Seth Rogen ici ; son rire est inimitable et contagieux.

Quels sont vos endroits préférés où manger dans le monde ?

J’aime toujours retourner à Copenhague ; c’est l’un de mes endroits préférés où j’ai vécu. Il y a tellement de restaurants qui innovent, et j’y ai vécu de nombreuses expériences culinaires incroyables. Le Japon est incroyable, je n’y suis allé que deux fois, mais j’espère vraiment pouvoir y aller une fois par an. La cuisine, la culture, tout est si riche et authentique. Je ne m'en lasse pas. J’aime aussi beaucoup la Thaïlande, et je meurs d’envie de découvrir le Vietnam : c’est la cuisine que je consomme le plus chez moi. Le Mexique a toujours une ambiance ; j’essaie d’y aller assez souvent aussi. Des tacos à n’en plus finir.

D’accord ou pas d’accord : les amuse‑bouches sont la meilleure partie d’un menu/dégustation.

En tant que personne proposant une carte d’amuse‑bouches très étendue, je soutiens fortement cette affirmation ! J’aime beaucoup l’idée de proposer un menu dégustation composé presque entièrement d’amuse‑bouches. Beaucoup de petites explorations de saveurs. Des niveaux élevés d’assaisonnement, beaucoup de chaleur, d’acidité, d’umami, beaucoup de textures et d’herbes, et tout ce que l’on souhaite. Je veux qu’ils soient addictifs et donne envie d'en reprendre.

Quel ingrédient, selon vous, est surévalué et lequel est sous‑estimé ?

Surévalué, ce seraient les truffes d’été. Pourquoi s’embêter ? J’adore les vraies truffes d’hiver, leur arôme profond, sombre et riche, qu’elles viennent d’Espagne, de France ou d’Australie. Mais la plupart du temps, les truffes d’été ne sont qu’un murmure, un soupçon de leurs cousines plus corsées. Le chou‑rave est sous‑estimé. Ma mère le cultive dans le jardin ; j’en mange depuis aussi longtemps que je me souvienne. Il est incroyable cru, rôti, braisé, glacé, mariné, à la barigoule. Les verts sont pressés, fermentés et transformés en sauce au beurre : les possibilités sont infinies. L’un de mes légumes préférés de tous les temps. Je les mange comme des pommes.

Quel est la chose qui vous irrite le plus dans les restaurants ?

Les gens qui viennent uniquement pour critiquer un établissement. Venir uniquement pour les distinctions, ne pas venir pour profiter, mais venir pour juger. Les restaurants sont faits pour rendre les gens heureux, partager un moment, célébrer. La négativité, l’arrogance et le sentiment d’impunité de certains blogueurs et « foodies » est dégoûtante. J’accueille toute personne curieuse et désireuse d’essayer de nouvelles choses et d’en profiter.

À quoi ressemble une journée parfaite pour manger à Vancouver ?

Je commencerais probablement par des dumplings. Rassemblez un grand groupe : il vaut mieux être nombreux pour pouvoir tout commander (et goûter). Pink Pearl sur Hastings ou Cindy’s Palace sur Nanaimo sont des favoris de quartier ; Sun Sui Wah près de mon restaurant est également excellent. Il y a beaucoup de bons dim sum, demandez à n’importe quel Vancouvérois et vous obtiendrez probablement une réponse différente.

Puis, direction Granville Island : prenez quelques huîtres, du fromage, une miche croustillante et de la charcuterie chez Oyama, et faites un petit pique‑nique. Une bouteille de vin bien fraîche ou une lager serait parfaite.

Pour le dîner, The Fish Man à Richmond propose une multitude de fruits de mer vivants, et c’est un vrai régal. Prenez le panope, servi sur plusieurs plats, le crabe dormeur à la manière de Hong Kong, la laitue asperge, la peau de poulet. La soupe de poisson au chou aigre est absolument incontournable. Une morue-lingue entière, du chou fermenté, du varech et un million d’autres ingrédients secrets baignent dans un bouillon piquant aux saveurs du Sichuan, riche en collagène. C’est la soupe la plus vivifiante de tous les temps.

À ce stade, nous aurons peut‑être besoin d’un remède, alors direction le Keefer Bar pour quelques cocktails pour nous remettre. De l’autre côté de la rue, le Juke Fried Chicken est l’endroit idéal pour un en-cas de fin de soirée.

Merci, Gus.

Faites voyager les saveurs, partagez cette histoire.

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